Après une hausse de 7,4 % en juillet dernier, le prix repère du gaz va de nouveau augmenter de 5,6 % au 1er septembre 2026. Pour l’Union Nationale des Locataires Indépendants (UNLI), ces deux fortes hausses en l’espace de trois mois, à l’approche de l’hiver, constituent un nouveau signal d’alerte pour le pouvoir d’achat des locataires.
Au 1er juillet dernier, le prix repère de vente du gaz, publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), était passé de 152,86 à 164,21 € TTC/MWh, soit une progression de 7,4 %. Après un léger recul durant le mois d’août, une nouvelle hausse de 5,6 % est annoncée pour septembre, portant le prix repère moyen à 172,05 € TTC/MWh. Ainsi, entre juin et septembre 2026, il aura progressé d’environ 12,6 %. Par ailleurs, cette nouvelle hausse intervient un mois seulement après l’augmentation moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité au 1er août 2026, accentuant encore la pression des dépenses énergétiques sur le budget des ménages.
Pour l’UNLI, ces deux hausses du gaz pèsent sur une dépense essentielle pour les locataires, alors qu’ils disposent de marges de manœuvre limitées pour en atténuer les conséquences. À l’approche de la saison de chauffe, la consommation va nécessairement augmenter, avec le risque de factures plus lourdes et de régularisations de charges difficiles à absorber pour de nombreux ménages. La situation est encore plus contraignante pour les locataires bénéficiant d’un chauffage collectif, qui ne choisissent ni le fournisseur, ni le contrat, ni sa formule tarifaire.
Pour Michel VENEAU, président national de l’UNLI : « Après une hausse du gaz de 7,4 % en juillet, une augmentation de l’électricité en août et désormais une nouvelle hausse du gaz de 5,6 % au 1er septembre, les locataires voient les dépenses énergétiques repartir à la hausse mois après mois. Pour eux, ces hausses ne sont pas de simples chiffres : elles s’ajoutent au loyer, aux charges, à l’alimentation, mais aussi au coût du carburant pour tous ceux qui dépendent de leur véhicule pour travailler et se déplacer. À l’approche de l’hiver, certains ménages devront encore faire des arbitrages pour pouvoir se chauffer correctement. Se chauffer dignement ne doit jamais devenir un choix budgétaire. »
Face aux hausses des prix, la réponse apportée consiste encore trop souvent à demander aux ménages de réduire leur consommation. Or, les locataires ne peuvent pas décider seuls de rénover leur logement, d’en améliorer la performance énergétique ou de changer de système de chauffage. Dans les immeubles équipés d’installations collectives, ils ne peuvent pas davantage choisir leur contrat d’énergie, alors même que l’impact de ces hausses sur leurs charges peut n’apparaître que plusieurs mois plus tard, au moment de la régularisation annuelle des charges par le bailleur.
Dès lors, l’UNLI demande au Gouvernement trois actions concrètes :
- le retour à un taux réduit de TVA à 5,5 % sur le gaz destiné au chauffage des résidences principales,
- une revalorisation du chèque énergie
- et, pour les immeubles disposant d’un chauffage collectif, une information claire, transparente et accessible aux locataires sur le contrat de fourniture d’énergie, son évolution tarifaire et ses conséquences sur les charges.
Un an après avoir déjà alerté sur l’augmentation de la fiscalité pesant sur l’énergie, l’UNLI constate que la facture énergétique demeure une source permanente d’incertitude pour les locataires.
À l’approche de l’hiver, l’UNLI le rappelle : se chauffer n’est ni un luxe ni une variable d’ajustement. L’énergie est une dépense essentielle et doit rester financièrement accessible à tous les locataires.