L'Association UNLI du Parc Orly I et II de La Verrière demande à son bailleur l'installation de volets dans les logements

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POUR L’INSTALLATION DE VOLETS DANS LA RÉSIDENCE DE L'ORLY PARC I ET II à LA VERRIÈRE


Nous, l’ASSOCIATION UNLI L’ÉVEIL ORLY PARC en faveur des locataires de la résidence ORLY PARC I ET II de La Verrière, demandons aux Résidences Yvelines Essonne de réexaminer leur décision et d’engager l’installation de volets roulants, ou de protections solaires extérieures équivalentes, sur les fenêtres de nos logements.
Cette demande n’est ni une demande de confort superflu, ni une exigence de convenance personnelle.
C’est une demande de santé, de prévention, de dignité, d’adaptation au changement climatique et d’amélioration de nos conditions de vie.
Et aujourd’hui, face à l’évolution du climat, nous considérons qu’elle doit être entendue.

NOS LOGEMENTS SONT DEVENUS DES « BOUILLOIRES THERMIQUES »
Nous venons de connaître un nouvel été marqué par des épisodes de fortes chaleurs.
Dans certains appartements, la température devient difficilement supportable. Lorsque les fenêtres sont directement exposées au soleil et qu’aucune protection extérieure efficace n’existe, la chaleur pénètre dans les logements pendant des heures.
Les vitres laissent entrer le rayonnement solaire, les murs et les meubles accumulent la chaleur, puis la restituent lorsque la température extérieure baisse.
Résultat : il peut devenir extrêmement difficile de retrouver une température acceptable, même pendant la nuit.
Nous refusons que certains de nos logements deviennent, lors des épisodes caniculaires, de véritables « bouilloires thermiques ».
Ce phénomène n’est pas imaginaire.
Le ministère de la Transition écologique explique lui-même que, pendant une vague de chaleur, il faut notamment fermer les volets et les stores afin que le soleil n’atteigne pas les vitres.
Mais comment appliquer cette recommandation lorsque les logements ne disposent pas de protections extérieures adaptées ?
On ne peut pas demander aux habitants de se protéger de la chaleur tout en leur refusant les moyens de le faire.

LE CLIMAT CHANGE : NOS LOGEMENTS DOIVENT CHANGER AUSSI
Le ministère de la Transition écologique indique clairement que, sous l’effet du changement climatique, les vagues de fortes chaleurs sont devenues plus fréquentes, plus longues et plus intenses.
Cette évolution n’est plus une hypothèse pour un avenir lointain. Nous la constatons déjà.
Les épisodes de chaleur extrême se répètent. Les périodes de fortes températures deviennent plus difficiles à supporter. Et les logements qui étaient acceptables il y a plusieurs décennies peuvent ne plus l’être dans les conditions climatiques actuelles.
Rénover un bâtiment aujourd’hui sans réfléchir à son comportement pendant les épisodes de chaleur serait donc une erreur. La rénovation énergétique ne peut plus être pensée uniquement pour lutter contre le froid en hiver. Elle doit également permettre de protéger les habitants contre la chaleur en été.

LE CONFORT D’ÉTÉ EST DÉSORMAIS UN ENJEU RECONNU PAR LES POUVOIRS PUBLICS
Il ne s’agit pas simplement de notre opinion.
Le confort d’été est désormais intégré aux politiques publiques de rénovation et à la réglementation environnementale des bâtiments.
Le ministère de la Transition écologique précise notamment que, lors de travaux sur des bâtiments existants, le confort d’été doit être pris en compte afin de limiter l’inconfort des occupants et l’utilisation de systèmes de climatisation.
Les politiques publiques vont même plus loin : des documents gouvernementaux consacrés à l’adaptation des bâtiments aux fortes chaleurs identifient les protections solaires extérieures parmi les solutions permettant d’améliorer le confort d’été.
Le gouvernement recommande également, dans ses conseils officiels face aux vagues de chaleur, de fermer volets et stores pour empêcher le rayonnement solaire d’atteindre les vitrages.
Pourquoi notre résidence devrait-elle rester à l’écart de cette évolution ?

UNE QUESTION DE SANTÉ ET DE PROTECTION DES PERSONNES VULNÉRABLES
Nous voulons également attirer l’attention sur les conséquences des fortes chaleurs pour les personnes les plus fragiles.
Une température excessive dans un logement n’a pas les mêmes conséquences pour tout le monde.
Les personnes âgées peuvent être particulièrement vulnérables. Il en va de même pour les personnes en situation de handicap, les personnes souffrant de difficultés d’autonomie, les personnes fragiles et les jeunes enfants.
Pour certaines personnes, supporter plusieurs jours et plusieurs nuits dans un logement surchauffé peut devenir extrêmement difficile.
Adapter les logements aux fortes chaleurs, c’est donc aussi faire de la prévention.
Nous estimons qu’un bailleur social doit avoir une attention particulière pour les conditions de vie des personnes qui occupent son patrimoine.
Le logement social a également une mission de solidarité.

UNE ATTENTION PARTICULIÈRE AUX PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP OU DE PERTE D’AUTONOMIE
La législation française reconnaît déjà la nécessité d’adapter les logements aux personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie.
Le régime prévu par la loi du 6 juillet 1989 permet notamment de prendre en compte des travaux concernant les systèmes de fermeture et d’ouverture des fenêtres et des volets lorsqu’ils sont nécessaires à l’adaptation du logement au handicap ou à la perte d’autonomie.
Cela démontre une chose essentielle :
Les volets ne sont pas seulement un équipement esthétique. Ils peuvent aussi constituer un élément d’adaptation du logement aux besoins de ses occupants.
Nous demandons donc que les situations individuelles des locataires vulnérables soient réellement prises en considération.

DES VOLETS EN ÉTÉ, MAIS AUSSI EN HIVER
Nous voulons également rappeler que l’intérêt des volets ne disparaît pas lorsque l’été se termine.
Ils peuvent contribuer au confort thermique du logement en hiver, notamment en limitant les échanges thermiques au niveau des fenêtres lorsqu’ils sont fermés.
Un document du ministère consacré aux recommandations DPE indiquait déjà que, lorsqu’il n’existe pas de volets dans certaines pièces principales, leur installation peut être envisagée afin de limiter les déperditions de chaleur en hiver et les surchauffes en été.
La protection solaire constitue donc une réponse à une problématique été comme hiver.

UNE QUESTION QUI CONCERNE AUSSI LES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE
Nous ne demandons pas l'installation d’un équipement uniquement pour notre confort. Nous demandons une réflexion globale sur la performance du bâtiment.
En été, une protection solaire extérieure peut limiter les apports de chaleur et donc contribuer à éviter ou réduire le recours à des équipements de rafraîchissement consommateurs d’électricité.
En hiver, les volets peuvent contribuer à améliorer le confort thermique des pièces et à limiter certaines déperditions au niveau des vitrages.

L’objectif doit donc être de rechercher des solutions permettant de mieux maîtriser les consommations d’énergie tout en améliorant le confort des habitants.

ET SI C’ÉTAIT L’OCCASION DE L’INTÉGRER À UNE RÉHABILITATION ?
C’est précisément pourquoi nous demandons au bailleur de ne pas considérer notre demande comme une simple dépense supplémentaire.
Nous demandons qu’elle soit étudiée dans le cadre, d’une éventuelle réhabilitation de la résidence ;
de travaux d’amélioration énergétique ;
du remplacement ou de la rénovation des menuiseries ;
d’un programme d’entretien du patrimoine ;
d’un programme d’adaptation au changement climatique ;
ou de tout autre dispositif permettant d’améliorer durablement les logements.
Le gouvernement identifie d'ailleurs explicitement l’installation de protections solaires extérieures sur les baies vitrées comme l’une des interventions permettant d’améliorer le confort d’été des bâtiments.
Nous demandons donc simplement que cette solution soit étudiée sérieusement, techniquement et financièrement.

NOTRE DEMANDE N’EST PAS UN CAPRICE
Nous entendons parfois que l’installation de volets représenterait une dépense ou ne ferait pas partie des équipements initialement prévus.
Mais nous répondons que les conditions climatiques ont changé. Les besoins des habitants évoluent.
Les politiques publiques évoluent.
Les exigences concernant la performance des bâtiments évoluent. La prise en compte du confort d’été progresse.
Le patrimoine immobilier doit donc lui aussi évoluer.
Ce qui pouvait être considéré comme un simple élément de confort hier peut devenir un véritable élément de protection aujourd’hui.

NOUS NE DEMANDONS PAS AU BAILLEUR DE VIOLER LA LOI : NOUS LUI DEMANDONS DE L’ANTICIPER
Nous sommes conscients qu’il n’existe pas, à ce jour, une obligation générale imposant à chaque bailleur d’équiper automatiquement chaque logement de volets.
Notre démarche ne consiste donc pas à prétendre le contraire. Nous demandons quelque chose de plus simple :
Que Les Résidences Yvelines Essonne exercent pleinement leur responsabilité de gestionnaire et de propriétaire d’un patrimoine social en anticipant les conséquences du changement climatique.
La réglementation actuelle et les politiques publiques reconnaissent de plus en plus la nécessité de prendre en compte le confort d’été.
Pourquoi attendre que les logements deviennent invivables pour agir ?
 

NOUS DEMANDONS UNE RÉVISION DE LA DÉCISION

Par conséquent, nous demandons officiellement aux Résidences Yvelines Essonne :

  • De réexaminer sa décision de refus concernant l’installation de volets ;
  • De réaliser une étude technique de la résidence sur la surchauffe des logements pendant les périodes de fortes chaleurs ;
  • D’étudier l’installation de volets ou de protections solaires extérieures équivalentes ;
  • D’intégrer cette question à tout futur programme de réhabilitation, de rénovation énergétique ou de remplacement des menuiseries ;
  • D’accorder une attention prioritaire aux logements occupés par des personnes âgées, handicapées, malades ou en situation de vulnérabilité ;
  • D’organiser une concertation avec les locataires et leurs représentants ;
  • De nous communiquer les raisons techniques, financières et réglementaires précises qui s’opposeraient à l’installation de ces équipements ;
  • D’étudier les éventuels dispositifs de financement ou d’aide permettant de réduire le coût de cette adaptation.
     

NOUS DEMANDONS DU DIALOGUE, PAS DU CONFLIT
Notre démarche n’a pas pour objectif d’opposer les locataires au bailleur.
Nous souhaitons au contraire que cette question puisse être traitée dans un esprit constructif.
Nous sommes prêts à étudier différentes solutions techniques : volets, protections solaires extérieures, brise-soleil ou tout dispositif présentant une efficacité comparable.
Notre objectif est clair : que nos logements soient mieux protégés contre les fortes chaleurs.
 

ADAPTER NOS LOGEMENTS AU CLIMAT DE DEMAIN EST UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE
Nous ne pouvons pas lutter individuellement contre un phénomène qui concerne l’ensemble de la société.
Un locataire ne peut pas isoler seul la façade de son immeuble. Il ne peut pas modifier seul les fenêtres.
Il ne peut pas installer librement une protection extérieure sur la façade d’un bâtiment collectif.
L’adaptation du patrimoine immobilier relève donc aussi de la responsabilité des propriétaires et des bailleurs.
Et lorsque ce patrimoine est constitué de logements sociaux, cette responsabilité prend une dimension supplémentaire.
 

NOUS DEMANDONS SIMPLEMENT LE DROIT DE VIVRE DANS UN LOGEMENT ADAPTÉ AUX RÉALITÉS CLIMATIQUES ACTUELLES
Nous voulons pouvoir traverser les prochaines vagues de chaleur dans des logements où des solutions simples de protection existent.
Nous voulons protéger nos enfants.
Nous voulons protéger nos parents et nos voisins âgés.
Nous voulons protéger les personnes handicapées ou fragiles.
Nous voulons améliorer notre confort de vie.
Nous voulons également contribuer à une meilleure maîtrise de nos consommations d’énergie.
Nous ne demandons pas le luxe.
Nous demandons de l’adaptation.
Nous ne demandons pas un privilège.
Nous demandons de la prévention.
Nous ne demandons pas l’impossible.
Nous demandons que notre résidence bénéficie, elle aussi, des solutions aujourd’hui reconnues pour lutter contre la surchauffe des logements.
 

NOTRE APPEL
L'ASSOCIATION UNLI L’ÉVEIL ORLY PARC appelle donc le bailleur Les Résidences Yvelines Essonne, la mairie et les élus locaux à soutenir notre démarche et à demander au bailleur de réexaminer sa position.
Parce que les canicules ne vont pas disparaître.
Parce que les logements doivent s’adapter.
Parce que la prévention est préférable à l'urgence.
Parce que les personnes vulnérables doivent être protégées.
Parce que le confort d'été fait désormais partie des enjeux de la rénovation des bâtiments.
 

L’ASSOCIATION UNLI L’ÉVEIL ORLY PARC DEMANDE DES VOLETS POUR NOS LOGEMENTS. NOUS DEMANDONS QUE LES RÉSIDENCES Yvelines-ESSONNE AGISSE.
ET NOUS DEMANDONS QUE CETTE QUESTION SOIT ENFIN CONSIDÉRÉE À LA HAUTEUR DE L’ENJEU : CELUI DE LA SANTÉ, DE LA DIGNITÉ ET DE L’ADAPTATION DE NOS LOGEMENTS AU CLIMAT DE DEMAIN. 


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